Contexte
La reprise d’une activité professionnelle après une chirurgie éveillée pour gliome diffus de bas grade (DLGG) est un objectif clé, mais certains patients ne parviennent pas à retravailler, souvent en raison de déficits cognitifs postopératoires persistants. Cette étude évalue l’impact de légers troubles cognitifs, notamment de la fluence verbale, sur la reprise du travail.
Méthodes
L’étude a inclus 49 patients actifs professionnellement ayant subi 54 chirurgies pour DLGG (2012-2020). Les performances en fluence verbale sémantique et phonémique ont été mesurées avant et 4 mois après la chirurgie. Les patients ont été interrogés en 2021 sur leur situation professionnelle.
Résultats
• Retour au travail : 85 % des patients ont repris leur activité, majoritairement dans les 3 à 6 mois suivant l’intervention, malgré des plaintes fréquentes de fatigue (76 %).
• Déficits cognitifs : Une baisse significative des scores en fluence verbale a été observée entre les évaluations pré- et postopératoires. Les patients ne reprenant pas le travail présentaient des déficits plus marqués.
• Facteurs déterminants : Les symptômes auto-déclarés et les variables cliniques individuelles n’ont pas influencé directement la reprise.
Conclusion
La proportion de reprise professionnelle est comparable à d’autres études. Une diminution des performances en fluence verbale s’avère être un indicateur prédictif de l’incapacité à retourner au travail après une chirurgie éveillée. Ce résultat souligne l’importance d’évaluer et de prendre en charge ces troubles cognitifs pour optimiser la réhabilitation des patients.
source: https://link.springer.com/article/10.1007/s00701-024-05971-w



