Les adénomes sécrétants ou fonctionnels
- L'adénome corticotrope sécrétant est le plus souvent un microadénome (<10mm) et sécrète de l'ACTH. Il représente 6% de l'ensemble des adénomes. Il est rare et concerne 1 à 6 personnes par million d'habitants par an. L'âge moyen au diagnostic est de 40 ans, avec une nette prédominance féminine. Il est responsable de la Maladie de Cushing. La chirurgie par un neurochirurgien expert est le traitement de première intention.
- L'adénome somatotrope sécrète l'hormone de croissance (GH). Il représente environ 6% de l'ensemble des adénomes, concernant 1 à 6 personnes par million d'habitants par an. L'âge au moment du diagnostic est de 47 ans. Il est responsable de l'Acromégalie. Le retard au diagnostic est fréquent (4 à 10 ans). La chirurgie par un neurochirurgien expert est souvent proposée comme traitement de première intention. Un traitement médical complémentaire peut être indiqué (analogues de la somatostatine).
- L'adénome à prolactine (prolactinome) est le plus fréquent des adénomes hypophysaires, représentant 60% de l'ensemble. Sa prévalence se situe autour de 1/2000. L'âge moyen au diagnostic est de 32 ans, avec une nette prédominance féminine (ratio 10/1). Le traitement médical est souvent proposé en première intention (agonistes dopaminergiques).
- L'adénome thyréotrope sécrète la TSH. Il est très rare (<1% des adénomes) et s'accompagne le plus souvent de signes d'hyperthyroïdie. Le traitement peut être chirurgical ou médical selon l'invasion du sinus caverneux.
Les adénomes non sécrétants ou non fonctionnels
Ils représentent 30% des adénomes hypophysaires. Ces tumeurs sont en majorité des adénomes gonadotropes. Le terme « non fonctionnel » est plus approprié, car dans environ un tiers des cas, il existe une expression hormonale lors de l'analyse histologique, bien qu'il n'y ait aucun retentissement clinique.
Les adénomes silencieux
Adénomes qui expriment une hypersécrétion lors de l'analyse histologique (marquage positif pour l'ACTH, la PRL et/ou la GH et/ou la TSH) sans tableau clinique spécifique. Ils peuvent proliférer plus rapidement, justifiant des contrôles IRM plus fréquents.
Les adénomes agressifs
Très rares (<1%). Leur volume augmente malgré la combinaison des traitements habituels (chirurgie, traitement médical et radiothérapie). Seules 0,2% des tumeurs hypophysaires présentent des métastases. Un traitement par chimiothérapie est préconisé en centre expert.
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