1. Symptômes liés à une sécrétion excessive d'hormone
Ces symptômes ne se rencontrent que si l'adénome est sécrétant.
- Maladie de Cushing — secondaire à une hypersécrétion d'ACTH par l'adénome corticotrope, stimulant la production surrénalienne de cortisol.
- Acromégalie — secondaire à une hypersécrétion d'hormone de croissance par l'adénome somatotrope.
- Hypersécrétion de prolactine — adénome lactotrope ou prolactinome.
- Hyperthyroïdie centrale — secondaire à une hypersécrétion de TSH par l'adénome thyréotrope. Situation très rare.
Maladie de Cushing
Prise de poids facio-tronculaire, visage arrondi et rouge, bosse à la nuque, hyperpilosité, vergetures, fragilité cutanée, fatigabilité musculaire, hypertension artérielle, diabète. Parfois irritabilité et troubles psychiatriques.Acromégalie
Épaississement du visage et des extrémités, prognatisme, écartement des dents, hypersudation, ronflements, apnée du sommeil, douleurs articulaires, syndrome du canal carpien, hypertension artérielle, diabète.Prolactinome
Disparition des règles (aménorrhée), écoulement laiteux (galactorrhée), troubles sexuels et baisse de la libido.Hyperthyroïdie centrale
Signes classiques d'hyperthyroïdie. Situation très rare liée à l'adénome thyréotrope.2. Symptômes liés à la compression des structures avoisinantes
Ces symptômes peuvent se voir dans tous les types d'adénomes, à condition que celui-ci soit suffisamment volumineux.
- Troubles visuels — compression du chiasma optique : réduction du champ visuel, baisse de l'acuité visuelle.
- Céphalées (maux de tête)
- Vision double (diplopie) — compression des nerfs oculomoteurs dans le sinus caverneux. Signe souvent une nécrose ou un saignement dans la tumeur.
- Chute de la paupière (ptosis)
3. Symptômes liés à la compression de la glande hypophysaire saine
Cette compression peut entraîner une sécrétion insuffisante des hormones normalement produites par l'hypophyse (hypopituitarisme), se traduisant par une fatigue, une pâleur, des troubles sexuels, une peau fine.
- Déficit en cortisol (insuffisance corticotrope) — le plus dangereux, associé à un risque vital. Entraîne asthénie, hypotension artérielle et troubles digestifs en cas de décompensation.
- Déficit en hormone thyroïdienne (insuffisance thyréotrope) — pâleur, prise de poids, constipation, troubles de l'humeur (dépression).
- Déficit en hormones sexuelles (insuffisance gonadotrope) — absence de puberté, aménorrhée, baisse de la libido, impuissance, infertilité.
- Déficit en hormone de croissance (insuffisance somatotrope) — retard de croissance chez l'enfant.
Devant ces symptômes, un bilan hormonal sera réalisé en priorité. Lorsque la suspicion est confirmée, l'examen de référence est l'IRM hypophysaire.
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