Thématique « Méningiomes »

Le service a un intérêt particulier pour l’étude des liens entre les méningiomes et les hormones sexuelles exogènes.

Notre équipe a été la première à mettre en évidence un lien de cause à effet entre les méningiomes et l’acétate de cyprotérone.

Pour préciser en vie réelle la relation entre la prise du médicament, notamment la dose et la durée de traitement, et l’apparition de méningiome, une étude a été menée par l’Assurance maladie en coopération avec le service de neurochirurgie de l’hôpital Lariboisière. Cette étude a été réalisée sur 250 000 femmes exposées au cyprotérone, en comparant celles qui ont reçu de fortes doses (plus de 3g sur 6 mois, soit au moins 3 boites, puis poursuite du traitement) à celles faiblement exposée (moins de 3g sur 6 mois, soit une ou deux boites, puis arrêt du traitement). La survenue d’un méningiome chez ces femmes a donc été surveillée pendant 7 ans.

Les résultats indiquent que l’exposition à l’acétate de cyprotérone à forte dose expose à un risque de méningiome – pris en charge en neurochirurgie – multiplié par 7 par rapport au groupe de femmes faiblement exposées et qui ont arrêté le traitement.

Il existe par ailleurs une forte relation entre la dose et l’effet, le risque étant multiplié par plus de 20 au-delà d’une dose cumulée de 60 g, soit environ 5 ans de traitement à 50 mg/j ou 10 ans de traitement à 25 mg/j (lorsque le traitement est pris 20 jours par mois).

 

Androcur (acétate de cyprotérone) et génériques

Risque de méningiome lors d’une utilisation prolongée – Point d’information

Références: